Romans jeunesse – rentrée littéraire hiver 2018

Coups de coeur

Romans JEUNESSE

hiver 2018

 

 

Truffe et machin

5-7 ans

Les magnifiques éditions Mémo lancent une collection très réussie de petits romans illustrés.

Truffe et Machin sont deux frères lapins dont on suit les aventures et questionnements au cours de 4 histoires : dans l’une, nos lapins s’ennuient et cherche une idée qu’ils pensent attraper avec un filet. Alors quand la nuit tombe et qu’ils aperçoivent une luciole, ils pensent bien détenir leur lumineuse idée à capturer… Plus loin nous les retrouvons à la recherche de leurs dents (qui sont tombés) et décident de les appâter avec une carotte…qui va plutôt attirer les sangliers.

Un récit inventif, drôle et vif, soutenu par des illustrations lumineuses et poétiques.

Du texte aux illustrations en passant par la jaquette, tout est soigné et d’une grande qualité, un vrai bonheur pour vos enfants !

Une maison d’édition précieuse à soutenir.

A raconter dès 5 ans ou à lire tout seul dès 7 ans.

Truffe et Machin, Emilie Cucherousset et Camille Jourdy, Memo, 8€


Labell et Labett

8 -11 ans

La jeune Lucy Labell issue d’une famille pauvre se retrouve cireuse de bottes au manoir du terrible et aristocrate Lord Labett…où vit également Bethsabee, une panthère apprivoisée ou encore la petite peste Becky Bécasse…

Tandis que les enfants disparaissent dans la région, notre intrépide Lucy réfléchit à un plan d’évasion…mais le manoir recèle de secrets et phénomènes maléfiques qui compliquent l’entreprise.

Ponctué de retournements de situation judicieux et assez rares dans cette littérature, ce roman régalera les amateurs d’ambiances magiques à la Roal Dahl.

A partir de 8 ans (pour les très bons lecteurs, texte aéré et ponctué de quelques illustrations amusantes). Public 9-11 ans.

Labell et Labett, Justine Windsor et Becka Moor, traduit de l’anglais, Albin Michel Jeunesse, 14.50 €


Miss Pook et les enfants de la lune

à partir de 11 ans

Paris 1904 : sous l’apparence d’une gouvernante anglaise bien sous tout rapport, miss Pook est une sorcière qui voyage à dos de son dragon de papier, Goldorillon. Elle s’occupe de la petite Élise, dont la famille vit dans un hôtel particulier et pour laquelle elle nourrit un sombre projet : la capturer pour l’emmener sur la lune, transformée en un étrange royaume. On y croise en effet un petit feu follet rieur, un sphinx, quelques vampires âgés de 1001 ans, mais aussi des Mordrols …

La lune est devenue le refuge des mythes et légendes qui se sont exilés, rejetant un monde humain où régnent cupidité et injustice.

L’humanité est pareille à l’averse de grêle sur le champ de ble. On ne peut éprouver de colère contre le mauvais temps. Admirons sa fureur en attendant sa fin.

Quant aux créatures de cauchemars que croise Élise, peut être ne sont-elles pas si malfaisantes, nous glisse malicieusement l’auteur, mais peuvent servir à nous dépasser et grandir…

Après l’extraordinaire Hugo de la nuit, Bertrand Santini s’impose comme un auteur remarquable et vraiment à part, avec des univers qui mêlent la féerie de Mary Poppins, l’étrangeté d’Alice au pays des merveilles, l’inquiétude du Magicien d’Oz.

Loin de former un mélange de ces classiques, il continue dans la suite de cet héritage à transgresser les codes du contes, et parvient par son talent à nous faire adhérer à son univers (pas toujours moral) sans la moindre protestation de notre part.

Un grand plaisir de lecture et le sentiment qu’il fait partie de ceux qui façonnent à vie l’imaginaire…

A partir de 11 ans (roman pas très long, 200p, mais à l’univers et au vocabulaire riches).

Miss Pook et les enfants de la lune, Bertrand Santini, Grasset Jeunesse, 13.90 €


Elia, la passeuse d’âmes

Ado / Young Adult

Elia habite le Palatium, une cité au régime dictatorial et dont la société est divisée en castes. La sienne, les Kornésiens, correspond à l’élite dirigeante tandis qu’au plus bas se situe les Nosobas, des travailleurs esclaves.

Suite à une anomalie génétique, une frange de la population se trouve dénuée d’empathie : ce sont les Passeurs d’âmes, chargés d’éliminer les individus dangereux, inutiles ou indésirables de la cité

Elia est l’une d’elle…mais n’éprouve en revanche aucun plaisir à accomplir cette tâche. Jusqu’au jour où elle sauve un Nosoba et devient par cette faute recherchée et menacée de mort. C’est le début d’une cavale qui l’emmène loin de sa famille, dans les zones minières reculées de la cité.

Le premier volume de cette série géniale a reçu moults prix, le deuxième tome vient juste de sortir. Marie Vareille a su créer un univers riche, des personnages complexes et attachants.

Une lecture complètement prenante, une série à mettre désormais sans hésiter aux côtés des phénomènes Hunger Games et Divergente. Bravo à l’auteure Marie Vareille !

à partir de 13 ans, public young adult.

Elia, la Passeuse d’âmes, tome 1 et 2, Marie Vareille, Pocket Jeunesse, 16.90 € le tome.

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