Rencontre avec Valentine Goby

Ce mois-ci, Valentine GOBY est à l’honneur à la librairie, pour son nouveau roman Murène, paru en août, aux éditions Actes sud.

Voici une romancière dont l’œuvre importante (pour adulte et jeunesse) est traversée de thèmes forts, qui s’entrelacent : la mémoire y tient une place importante avec entre autres Kinderzimmer (2013), récompensé d’une dizaine de prix littéraires, où l’on suit le parcours d’une jeune femme enceinte qui arrive au camp de Ravensbrück en 1944 ; mais aussi le corps, omniprésent et tourmenté (Qui touche à mon corps je le tue, autour d’un avortement dans les années 1940), ou plus récemment Un paquebot dans les arbres (2016) chronique d’un petit village des années 1950 où un couple de cafetiers contracte la tuberculose.

Surtout, chacun de ses romans est traversé d’une puissance vitale, explorant avec une rare finesse la capacité de résistance de personnages anonymes, leur faculté à se hisser vers la lumière.

Au fil des années, Valentine Goby forge une écriture à cette image, bondissante et sans fioriture, comme emportée par l’urgence, mais toujours adoucie par une grande sensibilité poétique.

Murène s’inscrit pleinement dans cette écriture rageuse et bouleversante, qui m’a laissée sans voix à sa lecture cet été.

Années 1950 : François Sandre est un jeune homme éclatant, tout à son ardeur de vivre son amour pour Nine et déployer son énergie physique dans la nature… jusqu’à l’accident, l’électrocution terrible qu’il subit en croisant la route d’un wagon ferroviaire arrêté en pleine voie.

S’en suivent un blanc, son réveil, la perte de ses souvenirs… “où vont les souvenirs quand l’oubli les dévore ?” interroge Valentine Goby.

Son corps n’est plus le même, entame cette longue traversée de douleurs, de colère, d’impuissance… et de victoires. Avec la délicatesse d’un frisson, Valentine Goby déploie une infinité de nuances, ressentis et gestes qui forment désormais le nouveau monde appréhendé par François.

Où puiser la force ? Jusqu’où mène-t-elle ?

C’est l’histoire d’une métamorphose éblouissante, la sienne mais aussi celle de l’entourage qui l’accompagne – entre maladresse et évidence d’amour.

N’en lisez pas plus, lisez Murène, d’une traite et d’un souffle !

Ce mois-ci, Valentine GOBY est à l’honneur à la librairie, pour son nouveau roman Murène, paru en août, aux éditions Actes sud. Voici une romancière dont l’œuvre importante (pour adulte et jeunesse) est traversée de thèmes forts, qui s’entrelacent : la mémoire y tient une place importante avec entre autres Kinderzimmer (2013), récompensé d’une dizaine de prix littéraires, où l’on suit le parcours d’une jeune femme enceinte qui arrive au camp de Ravensbrück en 1944 ; mais aussi le corps, omniprésent et tourmenté (Qui touche à mon corps je le tue, autour d’un avortement dans les années 1940), ou plus récemment Un paquebot dans les arbres (2016) chronique d’un petit village des années 1950 où un couple de cafetiers contracte la tuberculose. Surtout, chacun de ses romans est traversé d’une puissance vitale, explorant avec une rare finesse la capacité de résistance de personnages anonymes, leur faculté à se hisser vers la lumière. Au fil des années, Valentine Goby forge une écriture à cette image, bondissante et sans fioriture, comme emportée par l’urgence, mais toujours adoucie par une grande sensibilité poétique. Murène s’inscrit pleinement dans cette écriture rageuse et bouleversante, qui m’a laissée sans voix à sa lecture cet été. Années 1950 : François Sandre est un jeune homme éclatant, tout à son ardeur de vivre son amour pour Nine et déployer son énergie physique dans la nature… jusqu’à l’accident, l’électrocution terrible qu’il subit en croisant la route d’un wagon ferroviaire arrêté en pleine voie. S’en suivent un blanc, son réveil, la perte de ses souvenirs… “où vont les souvenirs quand l’oubli les dévore ?” interroge Valentine Goby. Son corps n’est plus le même, entame cette longue traversée de douleurs, de colère, d’impuissance… et de victoires. Avec la délicatesse d’un frisson, Valentine Goby déploie une infinité de nuances, ressentis et gestes qui forment désormais le nouveau monde appréhendé par François. Où puiser la force ? Jusqu’où mène-t-elle ? C’est l’histoire d’une métamorphose éblouissante, la sienne mais aussi celle de l’entourage qui l’accompagne – entre maladresse et évidence d’amour. N’en lisez pas plus, lisez Murène, d’une traite et d’un souffle !

vendredi 18 octobre à 19h30

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